Privé - public

Publié le par Zorba

«Compte-gouttes». Jean-François Dandré, délégué CFDT sur le site de production La Barbière à Aulnay, estime que 70 % du personnel de l’usine était en grève : «Les syndicats ont pris le train en marche mais les premières grèves ont démarré au début du mois tellement certains en avaient marre.» Marre de voir leur entreprise grossir à coups de rachats alors que leurs salaires stagnent comme de la mauvaise eau. Marre de devoir assumer une charge toujours plus importante de travail, rentabilité oblige. L’Oréal réplique dans un communiqué de presse : «En 2007, la rémunération globale a augmenté de 4,7 % […]. Le salaire moyen d’un ouvrier s’élève à 25 600 euros par an. L’Oréal est fier de proposer une politique sociale avantageuse.» Faux, martèlent unanimement les syndicats engagés dans le mouvement (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO). «Depuis cinq ans, il n’y a plus d’augmentation généralisée des salaires. Les augmentations sont décidées au cas par cas lors d’entretiens individuels de fin d’année. Du coup, ça se fait à la tête du client et plus on descend dans la hiérarchie, plus c’est au compte-gouttes», accuse Pascal Robache (CFTC). Annick Badaire (FO), 56 ans, est opératrice de conditionnement. Elle gagne 1 680 euros net par mois : «En vingt ans, j’ai été augmentée de 400 euros.» Sonia Nouvel (CFTC), 47 ans, également au conditionnement depuis dix-sept ans, a touché 2 % d’augmentation cette année. «Je m’attendais à beaucoup plus. Je suis sortie de mon entretien en claquant la porte. Certains sortent en pleur.» Laurent Malgoire (CFDT), 41 ans, technicien depuis six ans, refuse de «jouer le jeu» et de se rendre aux entretiens.
- extrait de Libération de ce jour

Bien sûr, le privé vit sous la menace du licenciement.
Mais dans le public aussi, les emplois sont de moins en moins nombreux, les exigences patronales de plus en plus fortes.
Dans le privé aussi, la prime d'ancienneté existe. Cela n'empêche pas de demander des augmentations. Qui s'en choque ?

Non, salariés de base du privé et du public, nous ne sommes pas ennemis. Contrairement à ce qu'on veut nous faire croire.
Notre combat est le même, face à un patronat psycho-rigide et pseudo-aristocratique.

Mais, tout de même, après nous avoir achetés avec 0,5% face aux échéances législatives, nous culpabiliser avec un os de 0,2% !!!!

Publié dans Citoyenneté

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