Liberté –Egalité – Fraternité

Publié le par Zorba

Liberté : « la liberté des uns finit là où commence celle des autres ».

Comme il y a toujours des autres, vu que nous vivons en société, on peut en déduire qu’il n’y a pas de liberté.  Sinon, à vivre tout seul, que peut signifier le concept ?

En d’autres termes, on est toujours opprimé par les autres (« L’enfer, c’est les autres », affirmait Sartre dans Huis-Clos).

Partant, dire que le gouvernement actuel pond des lois liberticides relève de la tautologie !

 

Egalité : « tous les hommes naissent libres et égaux en droits » affirme la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

En droits, donc en théorie.

Dans la pratique, nous sommes tous issus de conditions différentes, et avec un passé-passif différent.
Avec des chances déterminées dès le départ différentes.

Des études ont démontré que les enfants de cadres, et notamment des classes favorisées intellectuellement, ont plus de chances de mener à bien leurs études que les enfants des classes populaires et industrieuses.

L'enfant du notable et celui de l'ouvrier ont donc les mêmes droits. Mais, comme on ne prête qu’aux riches, et qu’on pousse en avant les plus favorisés, ils n’ont pas les mêmes chances.

 

Fraternité : Le Pen nous assène régulièrement son aphorisme : « je préfère ma sœur à ma cousine, ma cousine à ma voisine, ma voisine à une fille du village, une fille de mon village à celle du village d'à côté».

Nous savons tous qu’il est xénophobe et raciste.

Mais, soyons honnête 2 minutes, seul(e) face à notre miroir.
Ne préférons-nous pas les gens agréables, avenants, rieurs, positifs, à ceux empêtrés dans leurs problèmes et les tracas de la vie ?

Ne préférons-nous pas la gentille (et mignonne) petite voisine qui baisse la tête en rougissant au SDF allongé par terre, aux côtés de cadavres de litrons, nimbé d’une aura pestilentielle ?

Des études psychologiques (cf. le magazine Cerveau et Psycho) ont démontré qu’on allait plus facilement vers quelqu’un qui nous ressemble que vers le différent de nous.

 

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Les latins disaient : homo homini lupus (l’homme est un loup pour l’homme).

Coluche, avec son humour décapant, raillait : liberté, égalité, choucroute…

 

En fait, j’ai constaté et reste persuadé que, partout où il y a conflit d’intérêts, réel ou supposé (tels que lors de partages, successions, divorces, etc) ; la nature humaine est telle que, à moins d’être masochiste, on cherche toujours à obtenir et garder la plus belle part.

Il y en a même qui prennent un malin plaisir à marcher sur les pieds des autres à l’occasion.

 

Ainsi du travail en équipe : il y en a toujours :

- un ou deux qui joueront les locomotives,

- d’autres la mouche du coche, à saouler tout le monde sans aucune efficacité pragmatique,

- quelques uns à bosser, le plus souvent à leur rythme,

- un ou deux qui se contentent de se laisser vivre et porter,

- quand il n’y en a pas qui rament carrément à contre-courant.

Publié dans Citoyenneté

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