CASSE-TOI PAUV'CON !!!(2)

Publié le par Zorba

J'aurais dû baptiser mon blog du nom de Cassandre...

De tous côtés, je vois que mon pressentiment se confirme, et je peux vous assurer que ça me donne des frissons dans le dos.
Je ne sais pas où on va -ou plutôt si, j'en ai peur: une dictature- mais, de toute manière, ça ne peut être que très mauvais, très désagréable, et très douloureux.

Selon le Nouvel Obs, François Léotard, comme son homonyme Bayrou, n'augurent rien de bon de toute l'agitation de notre interné de l'Elysée.
On ne pourra leur reprocher d'être dans l'opposition proprement dite.


Ils semblent dénoncer également un culte de la personnalité de ce grand malade en déficit d'amour (sinon pourquoi cet acharnement à nous en mettre plein la vue et à occuper de façon continuelle et pathologique l'image, les textes, et nos pensées ?).

La cote de popularité, bien que je n'aime pas ce thermomètre parce que les publicitaires qui l'utilisent oublient trop souvent d'en retirer leurs doigts, est quand même, au point où elle a chu, un signe éloquent.

Les plus fidèles en viennent à se détacher.
C'est signe de santé mentale de leur part, certes.
Mais que le diagnostic est grave.

Notre allocataire de l'Elysée semble grandement dérangé.
Quelque mauvais palu, ou bien il a été bercé trop près du mur.

Il n'étonne plus, il détonne.
Il dérange. Il est dérangé.

Recevoir en grande pompe un tyran terroriste tel que Kadhafi, de façon autant ostentatoire que machiavélique; pour finir par nous faire la morale -qui devrait redevenir obligatoire à l'école- et porter au pinacle les religions dans un Etat laïque dont il est censé être le garant.

"This is a provocation" disait Chichi, dans un autre contexte, il est vrai, lors de sa visite en Israël.

Chichi, justement, qui n'a fait ni vagues, ni commentaires, dans sa visite post-présidentielle (dans les 2 sens du terme) au Salon de l'Agriculture.

Chichi toujours qui, alors qu'un quidam l'interpellait et le traitait de "connard", s'avança vers lui, et, lui tendant la main, lui rétorqua: "enchanté, moi c'est Jacques Chirac".
On peut ne pas aimer l'homme; force est de reconnaître qu'il est d'une autre classe que notre surexcité national.

Ce m'as-tu-vu brasse trop de vent, crée trop de vagues, pour qu'on ne sente pas les nuages s'accumuler au-dessus de nos têtes.

L'adage veut que : "nul n'est prophète en son pays". C'était le cas de Cassandre, justement.

Je crois que je devrais consulter, non ?

Post Scriptum: voyez aussi les liens :
  http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/27/la-faute-professionnelle-du-president-de-la-republique-par-christophe-brun_1016251_3232.html
  http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/02/28/nicolas-sarkozy-face-a-la-tourmente-par-edgar-pisani_1016846_3232.html

Publié dans Citoyenneté

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