Le soufisme

Publié le par Zorba

« L'islam est la religion de l'unicité de Dieu, de l'amour et de la paix. Il symbolise l'effort permanent, le combat incessant pour l'excellence du comportement, et la sincérité du culte ; le soufisme en est le cœur. C'est la voie de la connaissance de Dieu, et de la sérénité de l'âme. »
    — (Hamza al Qâdiri al Boutchichi)


J'ai évoqué plus avant le soufisme.
Je vous renvoie vers sa définition dans Wikipedia.

Je vous ai déjà dit que j'étais athée, ou incroyant.
Je serais plutôt adepte du taoïsme, d'ailleurs, dont le principe est : Tout est dans la Voie, Tout est la Voie.
Je ne fais donc en aucun cas de la propagande ici pour l'Islam -ni pour aucune autre religion d'ailleurs (Voyez ma devise, dans la rubrique Texte libre).

Cette mise au point faite, il n'empêche que je balaye de temps en temps devant ma porte, et que j'ouvre également les fenêtres.
Si on ne pousse pas à l'extrême, il y a du bon à prendre partout. Suffit de laisser ce qu'on estime mal.
Comme l'abeille, symbole de la vie par la fécondation, il faut butiner un peu partout pour en cueillir les trésors.
La vérité est partout; et nulle part précisément. A chacun de chausser ses bonnes lunettes et de se mettre en quête de son Graal...

Petit, j'étais fasciné par les derviches tourneurs, qui dansaient en tournant sur eux-mêmes jusqu'à atteindre l'extase (un peu moins sexuelle du reste que celle de Ste Thérèse d'Avila...).
Estomaqué aussi par leur capacité de marcher sur le feu sans se brûler.

Plus tard, jeune adulte, ma compagne de l'époque m'a parlé de Maurice Daubard, un yogi qui enseignait à Moulins/Allier (03).
Je ne sais s'il vit toujours, mais cela ne m'étonnerait pas.
Et elle m'a montré des articles parus dans les journaux à l'occasion d'un de ses exploits: rester plusieurs heures immobile dans de l'eau glacée...

Je l'ai moi-même croisé à plusieurs reprises, mon agence n'étant pas loin de son "ashram". Eté comme hiver, il était revêtu d'un pantalon de coton blanc, d'une chemise blanche, et de sabots en bois et cuir.
Notamment le fameux hiver 1984-85, de sinistre mémoire, où il a fait jusqu'à -28°C à la gare de Moulins.
Vous me croyez si vous voulez.

On s'est éloignés, on revient au sujet. J'ai donc découvert, de vivo, avant de vendre des ouvrages d'ésotérisme, new age et de franc-maçonnerie (en 1992), que la spiritualité existait. Qu'elle avait une large part dans notre vie, voire l'influençait.

J'ai ainsi pu abandonner un peu de mon esprit cartésien, pour écouter, puis me fier à mon inconscient, finalement bien plus en prise avec la réalité que toute construction (je dirais même: élucubration) logique.

Combien de fois, raisonné par ma logique,  je me suis rendu à un entretien que je ne "sentais" pas ?
Aucun n'a débouché.

Plus récemment, je me suis levé un matin avec un sentiment inhabituel: je n'avais pas envie d'aller au boulot.
Je me suis persuadé que je m'écoutais un peu trop.
Résultat: j'ai eu un accident sur le trajet vers mon poste.

Malraux le disait déjà: "Le XXI° siècle sera religieux (ou spirituel) ou ne sera pas".

La spiritualité, quelle que soit sa forme, nous aide à affronter les aléas de cette vie, à lui donner un sens, à la transcender, et à bâtir un projet.
Mon but n'est point ici de faire du prosélytisme.
Simplement de vous faire comprendre que je me suis posé beaucoup de questions, auxquelles j'ai apporté une réponse parmi tant d'autres, que je nuance tous les jours.

Mais ce que j'aime, avec le soufisme, c'est sa philosophie.
Petit, j'avais découvert Nasr Eddin Hodja, et m'émerveillais face à ses facéties. Je pensais qu'il s'agissait de notre Toto local.
Eh bien, en fait, pas du tout. Il est l'emblème du soufisme, et ses anecdotes ont valeur de morale.

La suite au prochain épisode....



Publié dans Humour et philosophie

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